Les deux oeuvres majeures de l'église sont un Jésus aux limbes de Pierre Delorme (1819) et un Jésus guérissant les malades de Jean-Pierre Granger (1827). Ces deux grands tableaux (5,8m sur 3,9m) furent d'abord réalisés pour la Cathédrale Notre-Dame de Paris. Ils ont été ensuite placés à Notre-Dame de la Croix en 1884. Classés monuments historiques dès 1908, ils ont été entièrement restaurés en 2003.
A l'origine, ces deux tableaux se faisaient face dans la chapelle Sainte Geneviève, maintenant chacun est placé dans un transept. [Ces deux peintures] donnent une bonne idée du talent de ces deux artistes ; la plus surprenante est celle de Delorme, avec ses fantastiques effets de lumière.
(Georges Brunel, conservateur en chef du service des objets d'art des églises de la Ville de Paris, dans le Dictionnaire des églises de Paris, éd. Hervas).
Auteur. Pierre Claude François Delorme (né à Paris en 1783 et mort en 1859), élève de Girodet
Parcours. Commandé par la Ville de Paris en 1819 pour la Cathédrale Notre-Dame de Paris, transféré à Notre Dame de la Croix en 1884. Oeuvre classée monument historique par arrêté du 3 septembre 1908
Inscription. Néant
Texte de référence. « [Jésus Christ] a été crucifié, est mort, a été enseveli, est descendu aux enfers, le troisième jour est ressuscité des morts » (Symbole des Apôtres)
Description. Avant la mort et la résurrection du Christ, il n'y a pas de salut possible pour les morts : « paradis » et « enfer » n'existent pas encore. Tous les morts séjournent dans un lieu où ils attendent dans l'espérance la venue du Christ, l'unique Sauveur. Ce lieu est appelé « Shéol » par l'Ancien Testament, « Sein d'Abraham » par le Nouveau Testament (Lc 16, 22), ou encore « limbes » ou « enfers ».
Le tableau représente le Christ, débarrassé de son linceul, descendant aux enfers le samedi saint (entre le vendredi saint, jour de sa mort, et le dimanche de Pâques, jour de sa résurrection). Il accomplit ce qu'il avait promis : « L'heure vient - et c'est maintenant - où les morts entendront la voix du Fils de Dieu, et ceux qui l'auront entendue vivront. [...] Ne soyez pas étonnés, car elle vient l'heure où tous ceux qui sont dans les tombeaux entendront sa voix [du Fils de Dieu] et sortiront : ceux qui auront fait le bien pour une résurrection de vie, ceux qui auront fait le mal pour une résurrection de jugement. » (Jn 5, 25.28)
Dans la lumière du Christ et autour de lui, se trouvent ceux qui ont fait le bien, parmi les personnages, on reconnaît, de droite à gauche, le plus grand prophète : Moïse (avec des cornes), le plus grand roi : David (avec une lyre), celui qui affirme sa foi en la résurrection bien avant la venue du Christ : Job conduit par un enfant, et finalement toute l'humanité représentée par Adam et Eve.
En bas à gauche, dans le rougeoiement infernal se trouvent ceux qui ont fait le mal.
Commentaires. Ce tableau s'inspire très fortement d'un tableau connu représentant la Transfiguration. Ici, on est certain que le Christ descend, car il a les yeux baissés vers les Justes qu'il vient arracher à leur état incertain et qui l'attendent avec ferveur.
Auteur. Jean-Jacques Lagrenée (1739 1821)
Parcours. Commandé en 1802 par Mme de Soycourt pour l'église Saint-Joseph des Carmes. Transféré à Notre Dame de la Croix en ????
Inscription. « Mme de Soycourt a fait faire ce tableau par J.-J. Lagrenée en 1803 »
Texte de référence.
Description. Saint-Joseph sur son lit de mort regarde vers le ciel, tandis qu'un ange tient au-dessus de sa tête la couronne de la sainteté, et que Marie, au second plan, l'assiste dans ses derniers instants. A gauche, Jésus, jeune homme, vêtu de la robe rouge des martyrs, et le visage nimbé de lumière, prie. Dans le ciel, un ange tient le lys de la pureté, tandis que des chérubins contemplent la scène.
Commentaires. La mort de Joseph est le symbole de la mort chrétienne ordinaire, dite la bonne mort. On remarquera à droite la scie, symbole des menuisiers-charpentiers.
Auteur. Albert Chanot (1881 1963)
Parcours. Vraisemblablement commandé pour Notre Dame de la Croix
Inscription. « A. Chanot »
Texte de référence.
Description. Le Crucifié est au centre de l'histoire de l'Humanité souffrante et sauvée : A droite de la Croix, Adam et Eve sont chassés du Paradis par un ange. Au pied de la Croix se tient l'humanité déposant ses misères, tandis que Marie pleure la mort d'un fils. A gauche de la croix, une vierge et martyre (palme du martyre sur son épaule droite), symbole du rachat de l'humanité, est emmenée par deux anges au Paradis vers le Christ ressuscité et sa mère, tandis que l'Esprit plane sur le monde dans la lumière de Dieu le Père.
Commentaires. Tableau sur toile et plâtre. Deux détails retiennent l'attention : En bas à droite de la croix se tient une jeune femme qui pourrait être la mère de l'artiste (d'après l'ancien bedeau de Notre-Dame de la Croix). Le bébé déposé devant elle serait alors l'artiste lui-même. Tout en bas à droite, à côté d'une forge primitive, se tient un individu revêtu d'une tunique en poils de chameau et tenant le marteau du forgeron. S'agit-il du patron des ferronniers ? Au pied de la croix, à gauche, gît, effondrée, Marie-Madeleine dont on remarque la longue chevelure blonde. On reconnaît dans le vieillard s'appuyant sur une béquille, saint Jérôme.
Auteur. Jean-Pierre Granger (né à Paris en 1779 et mort en 1840), prix de Rome en 1801, élève d'Allais, de Regnault et de David
Parcours. Exécuté en 1827 pour la Cathédrale Notre-Dame de Paris, transféré à Notre Dame de la Croix en 1884. Oeuvre classée monument historique par arrêté du 3 septembre 1908.
Inscription. Néant
Texte de référence. « Ayant traversé le lac, ils abordèrent à Génésareth. Les gens de cet endroit reconnurent Jésus ; ils firent avertir toute la région, et on lui amena tous les malades. Ils le suppliaient de leur laisser seulement toucher la frange de son manteau, et tous ceux qui la touchèrent furent sauvés. » (Mt 14, 34-36)
Description. Le Christ, nimbé, en robe rouge et en manteau bleu (le rouge signifie qu'il est vrai homme, le bleu qu'il est vrai Dieu), étend la main sur les malades pour les guérir. Ceux-ci se pressent en une longue cohorte à gauche du tableau, tandis qu'à droite, au premier plan, la veuve de Naïm serre dans ses bras son enfant que Jésus a ressuscité (Lc 7, 11-15), et les apôtres, dont saint Pierre, de face et en avant, contemplent la scène.
Commentaires. L'étendue d'eau au fond est vraisemblablement le lac de Tibériade encore appelé mer de Galilée.
Auteur. Inconnu.
Parcours. Inconnu.
Inscription. Néant.
Description. L'archange Gabriel tenant le lys de la pureté vient annoncer à Marie en prière qu'elle a été choisie pour être la mère de Jésus.
Commentaires. Remarquer la corbeille de linge indiquant que Marie se déclare « la servante du Seigneur »
Auteur. Alexandre Durant (16ème-17ème)
Parcours. Réalisé en 1620
Inscription. « ADurant fecit et indedit - 1620 »
Texte de référence.
Description. Tandis que deux esclaves attachent un martyr à son poteau de torture (ou d'exécution), un soldat romain armé d'un poinçon lacère le prisonnier. Un notable romain au pied duquel un esclave présente la tête d'un martyr décapité assiste à la scène. Un autre poinçon se trouve à terre, et une tiare occupe le tout premier plan en bas à droite.
Commentaires. Il semble que le martyre représenté ici soit celui de Saint Alexandre Ier, 6ème pape de 105 à 115, mort martyr en 115. Il fut percé par tout le corps de petits coups de poinçons qui le firent longuement souffrir. Puis, avec deux de ses prêtres (Evence et Théodule), il fut décapité. (Source : Nominis)
Auteur. Jean-Baptiste Charpentier
Parcours. Réalisé en 1819
Inscription. Néant
Texte de référence. Actes des Apôtres, 9
Description. Au premier plan, Saul, en route pour Damas (dans le fond ?), monté sur un cheval blanc, reçoit l'interpellation de Jésus qui tient en ses mains la Croix, symbole du supplice (« Pourquoi me persécutes-tu ? ») et l'oriflamme de la victoire. L'escorte de Saul, de même que le cheval, est manifestement très effrayée. Seule le groupe au premier plan à droite paraît serein quoique respectueux devant l'évènement. S'agit-il de la jeune Eglise qui fait confiance en son fondateur ?
Commentaires. Compte tenu de la direction du cheval qui vient vers nous, il se pourrait que la ville en arrière plan représente Jérusalem.
Auteur. Constant Smith
Parcours. Réalisé en 1819 pour Notre Dame d'Auteuil. Transféré à Notre Dame de la Croix en 1957
Inscription. Néant
Texte de référence. Nombres, 21, 4-9
Description. Moïse montre le serpent de bronze au peuple mordu par des serpents brûlants. « Si un homme était mordu par quelque serpent, il regardait le serpent d'airain et restait en vie ». Le serpent d'airain fut détruit par Ezéchias (2 Rois, 18, 4). « C'est en Yahvé qu'il mit sa confiance ». Le serpent d'airain est devenu le symbole du Christ élevé sur la Croix.
Commentaires.
Auteur. Inconnu
Parcours. Oeuvre du 18ème siècle, provenant de Notre Dame d'Auteuil et placée à Notre Dame de la Croix en 1957
Inscription. Néant
Texte de référence.
Description. Le Christ se voit offrir le calice de la Passion par un ange qui lui indique le ciel. Les apôtres dorment profondément, « à un jet de pierre ».
Commentaires. Noter le symbole de la croix sur l'épaule de l'ange, annonciatrice du supplice qui attend le Christ
Auteur. Jules louis Machard (1839 1900), grand prix de Rome 1865. Puis Xavier Monchablon, prix de Rome en 1863.
Parcours. Commandé en 1872 pour l'église Notre Dame de la Croix. Commencé par J. Machard à cette date, repris et achevé par X. Monchablon en 1882.
Inscription. « AVE MARIA » (Je Vous salue, Marie).
Description. L'archange Gabriel avec ses ailes rouges salue la Vierge, en lui indiquant d'une main la volonté céleste, et en tenant de l'autre un bâton supportant un lys, symbole de la pureté. Marie, dans une posture de soumission, accepte la mission qui lui est confiée. La scène est dominée par Dieu le Père et le Saint Esprit représenté par une colombe.
Commentaires. Style pompier, caractéristique de la fin du 19ème siècle. On remarquera dans ce tableau le vêtement blanc, symbole de virginité, que l'on retrouve dans le tableau voisin, également terminé par X. Monchablon, contrairement aux tableaux qui lui font face où Marie porte un vêtement de couleur.
Auteur. Jules Louis Machard (1839 1900) Grand prix de Rome 1865. Puis Xavier Monchablon, prix de Rome en 1863
Parcours. Commandé en 1872 pour l'église Notre Dame de la Croix. Commencé par J. Machard à cette date, repris et achevé par X. Monchablon en 1882
Inscription. « ASSUMPTA EST » (Littéralement : Elle est près de)
Description. Au dessus d'un tombeau ouvert mais vide autour duquel se lamentent ou supplient un certain nombre de disciples, la Vierge en gloire répand ses bienfaits sur ses enfants éplorés, tandis qu'un ange, brandissant le lys de la pureté, semble annoncer : « Marie n'est pas morte, elle est auprès du Père »
Commentaires. Style pompier, caractéristique de la fin du 19ème siècle. On remarquera dans ce tableau le vêtement blanc de Marie, symbole de virginité, que l'on retrouve dans le tableau voisin, également terminé par X. MONCHABLON, contrairement aux tableaux qui lui font face, où Marie porte un vêtement de couleur.
Auteur. Jules Louis Machard (1839 1900) Grand prix de Rome 1865
Parcours. Commandé en 1872 pour l'église Notre Dame de la Croix. Commencé par J. Machard en 1875, achevé en 1882
Inscription. « STABAT MATER » (Littéralement : (sa) mère se tenait là) Sur le tableau : J. Machard 1882
Texte de référence.
Description. Marie, au pied de la Croix, symbole de la douleur de la mère, symbole de la douleur de l'Humanité. Elle est entourée de Jean, en manteau rouge, et de Marie Madeleine, peut-être de Véronique, ou de Jeanne
Commentaires. Style pompier, caractéristique de la fin du 19ème siècle. On remarquera dans ce tableau plusieurs choses intéressantes : le vêtement de Marie, vêtement ordinaire, de voyage, pourrait-on dire , par opposition au vêtement blanc des tableaux qui font face (voir commentaire de ces tableaux), le manteau rouge de Jean, en principe réservé aux martyrs ce que ne fut pas Jean, l'arrière plan qui est l'esplanade des mosquées, avec la mosquée Al Aqsa, et enfin l'absence de toute trace sanguinolente : L'important n'est pas la douleur physique, mais le sacrifice librement consenti.
Auteur. Jules Louis Machard (1839 1900) Grand prix de Rome 1865
Parcours. Commandé en 1872 pour l'église Notre Dame de la Croix. Commencé par J. Machard à cette date, achevé en 1880
Inscription. « MAGNIFICAT » (Littéralement : Il me glorifie) Sur le tableau : J. Machard 1880
Texte de référence.
Description. Marie rend visite à sa cousine Elisabeth, âgée, pour l'aider pendant la fin de sa grossesse. Pendant les effusions des cousines, les hommes se tiennent en retrait, à gauche Zacharie, le mari d'Elisabeth, à droite Joseph et son âne. Tout en haut du tableau, une petite lumière pourrait symboliser l'Esprit qui fait tressaillir l'enfant que porte Elisabeth.
Commentaires. Style pompier, caractéristique de la fin du 19ème siècle. On remarquera dans ce tableau le vêtement de Marie, vêtement ordinaire, de voyage, pourrait-on dire , par opposition au vêtement blanc des tableaux qui font face (voir commentaire de ces tableaux). On remarquera également une servante au 1er plan, ainsi que la végétation : figuier et vigne, peut-être par allusion aux paraboles à venir.
Il y a environ 150 km entre Nazareth et Aïn Karem.
Auteur. Inconnu
Parcours. Fin 19ème ?
Inscription.
Description. Au pied de la Croix, 3 femmes et un homme expriment toute la douleur de la situation : Marie-Madeleine accrochée aux pieds de Jésus, Marie évanouie, soutenue par Jeanne (ou Véronique). Debout, Jean regarde Jésus désespérément.
Commentaires. On notera là encore l'absence de sang et de la blessure au côté. Quant à Marie-Madeleine, sa chevelure blonde et opulente, incongrue, lui tient lieu de corsage avec peine.
Auteur. Inconnu
Parcours.Oeuvre du 18ème siècle, provenant de Saint-Germain-des-Prés
Inscription.
Texte de référence. Jean 20, 14
Description. Marie-Madeleine agenouillée à gauche prend Jésus ressuscité pour un jardinier. Elle le supplie de lui donner des nouvelles du corps de Jésus dont elle a vu le tombeau ouvert.
Commentaires. On remarquera l'absence de blessures apparentes (pieds, mains et côté), le nimbe qui indique qu'il s'agit de Jésus, et la pelle qui provoque la méprise de Marie-Madeleine. On remarque aussi le petit jour qui se lève au fond à droite, signe qu' « il est très tôt le matin ».
Auteur.
Parcours.
Inscription.
Texte de référence.
Description. La Vierge entourée des apôtres et de quelques disciples, hommes et femmes, tous enfermés au cénacle par peur des Juifs, entendent le Tonnerre produit par l'effusion de l'Esprit.
Commentaires. On notera la libre interprétation des textes sacrés qui ne mentionnent nulle part la présence d'autres personnes que les apôtres. En revanche, ils sont bien à nouveau douze puisque Matthias a été élu en remplacement de Judas.
Auteur.
Parcours.
Inscription.
Texte de référence.
Description.
Commentaires.
Auteur.
Parcours. Date de 1820
Inscription.
Texte de référence.
Description. Jésus, nimbé et revêtu de la robe rouge du martyre, lave les pieds de Pierre. Les onze autres apôtres sont autour de la table où va se dérouler la sainte Cène. Judas, au fond à gauche, s'apprête à quitter les lieux.
Commentaires.
Auteur. Copie d'après Raphaël
Parcours.
Inscription.
Texte de référence.
Description. Le Christ ressuscité se tient sur la barque de Pierre et Jacques dont la barque contient diverses espèces de poissons après la pêche miraculeuse. La deuxième barque lutte avec ses filets en train de se rompre.
Commentaires. Le texte sacré dit « 157 espèces de poissons », ce qui constituait la totalité des espèces connues à l'époque. Les spécialistes pourront identifier certains de ces poissons. On remarquera l'étonnante couronne de sainteté de Jésus.
Auteur. Copie d'après Raphaël.
Parcours. Provient de l'église des Blancs-Manteaux
Inscription. « 13 9 - 48 » (sans doute 1848)
Texte de référence.
Description. Saint Michel terrasse le mal symbolisé par le dragon.
Commentaires.
Localisation. Escalier impérial
Auteur.
Parcours.
Inscription.
Texte de référence.
Description. Jésus en habit de martyr (tunique rouge) expose son coeur sacré au monde sur lequel il règne, debout sur le globe terrestre.
Commentaires.